J’aurais aimé faire bien plus de photos aujourd’hui . Mais ce printemps norvégien, humide et obscur, ne me gratifie de ses lumières que de manière fugace . Ainsi, alors que je m’enthousiasme pour un buisson lointain, soudain bien éclairé, le temps que je me gare voilà qu’il disparaît. Mais pourquoi ce soleil me fait croire que ses lumières pourraient être les miennes pour me les enlever dans la seconde qui suit. Toi lumière, tu le sais bien, mon Zouzou et moi-même te chassons pour ton bien, pour te garder si belle sur du papier glacé et te prêter aux yeux de ceux qui nous préfèrent . Alors dis-le à ta Norvège, et qu’elle te libère. Donne moi plus longtemps tes rayons bien faisant, et que le soir venu, quand doucement tu meurs, je puisse te faire revivre sur mon ordinateur …











