Voir les Lofoten était la principale motivation de mon voyage en Scandinavie. Cette nature est, sauvage, immense, rude pour les jambes et les personnes qui ont le vertige comme moi. Elle est surprenante, quand elle joue avec la lumière et met en évidence un détail qu’elle estime devoir vous montrer. Elle est silencieuse et paisible, mais tumultueuse quand elle fait rugir ses cascades qui dévalent ses flancs en hommage à la neige moribonde. Bref, comme toutes les montagnes que je traverse, celles des Lofoten m’ont envouté, absorbé, subjugué, éreinté . Les villages, quant à eux, dans cette région, sont des espèces de musées où tout n’est plus que tourisme, locations en attente à cette période, restaurants fermés, portes closes et rues vides. Mais tout y est impeccable, presque partout, rénové ou en train de l’être, sécurisé, organisé et peut-être un peu trop aseptisé, selon moi . Reste qu’ils sont particulièrement photogéniques et je m’y suis régalé. Alors comme de belles histoires déjà vécues, celle-ci se termine aussi. Prendre le ferry sous la pluie entre Moskenes et Bodo, puis rouler les chaussettes remplies de moral, voir que je ne vois rien, seront les souvenirs de cette journée . Il fait moche et deux semaines de prévisions météo « crado » devraient mettre à l’épreuve mes facultés d’adaptation … Aller Sergio ! Roule













